Les 20 et 21 août 2025, Blitta a accueilli un atelier de formation dédié aux gouverneurs, préfets, secrétaires généraux de préfectures et cadres du ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie coutumière (MATDCC). Cette rencontre intervient après la proclamation définitive des résultats des municipales du 17 juillet dernier par la Cour suprême et prépare les premières réunions des conseils municipaux prévues les 2, 3 et 4 septembre 2025.
Pendant deux jours, les participants se sont penchés sur les outils et dispositions encadrant ces réunions : modèles de convocation, agenda type, déroulé de séance, bulletins de vote, transmission des procès-verbaux et passation entre exécutifs sortants et entrants. L’objectif, selon les organisateurs, est d’éviter tout manquement qui pourrait fragiliser le processus.

Le directeur de la Décentralisation, Pali Essossinam, a justifié l’importance de cette rencontre technique : « Il faut parcourir et maîtriser la lettre et l’esprit de la loi afin de ne pas tâtonner le jour de la première réunion des conseils municipaux. Sans cela, des irrégularités pourraient survenir et donner lieu à des recours ».
Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre de l’Administration territoriale, le Colonel Awaté Hodabalo, a transmis aux participants les salutations du président du Conseil, Faure Gnassingbé. Dans son intervention, il a rappelé que « sous le leadership éclairé du président du Conseil, notre pays a su redynamiser les fondements de la décentralisation, de la démocratie locale et de la gouvernance territoriale ».

Le ministre a par ailleurs invité les autorités locales à tirer les leçons des expériences de 2019 et de janvier 2025 : « Je vous exhorte à une participation active, à des échanges constructifs et à des propositions concrètes susceptibles de contribuer à la réussite de ces premières réunions consacrées à l’élection des exécutifs communaux », a-t-il déclaré.
Avec cette étape de préparation, le gouvernement trace la voie vers l’élection des maires et adjoints dans les 117 communes du pays. Une avancée majeure qui ouvre la perspective d’une gouvernance locale renforcée et d’une démocratie de proximité plus dynamique au Togo.