Au Togo, les autorités multiplient les initiatives afin de renforcer la capacité de production électrique et de répondre à la hausse continue de la demande. A cet effet, une nouvelle centrale thermique bifuel de 120 MW est envisagée sur le site de la Centrale thermique de Lomé.
Le ministère en charge de l’énergie a engagé la semaine dernière les préparatifs dans ce sens.
Une technologie basée sur deux combustibles
La future centrale devrait être constituée de groupes moteurs bicombustibles fonctionnant principalement au gaz naturel, avec la possibilité d’utiliser un combustible liquide en appoint.
Le recours à cette technologie permettra à la centrale de fonctionner principalement au gaz naturel, tout en ayant la possibilité de basculer sur un combustible liquide en cas de besoin. Cette double capacité d’alimentation doit offrir davantage de souplesse dans l’exploitation de la centrale et contribuer à sécuriser la production électrique, notamment en cas de contraintes d’approvisionnement en gaz. La centrale pourra ainsi continuer à produire de l’électricité lorsque la disponibilité du gaz est limitée.
Cette flexibilité est particulièrement importante pour un moyen de production appelé à jouer un rôle de capacité pilotable, c’est-à-dire capable d’adapter sa production en fonction des besoins du réseau et de la demande.
Le projet, qui bénéficiera de l’appui de la Banque mondiale, doit contribuer à réduire le déficit de capacité pilotable du système électrique national. La pointe de consommation, évaluée à 360 MW au premier trimestre 2026, progresse d’environ 10 % par an, ce qui accroît les besoins en moyens de production capables de répondre aux variations de la demande.
📢 Avis de Mobilisation Anticipée de Marché
— Ministère de l'Energie et des Ressources Minières (@mineenergie_tg) August 20, 2026
Projet de construction d'une centrale thermique bifuel de 120 MW sur le site de la Centrale Thermique de Lomé (CTL)
Le Gouvernement togolais projette la construction d'une centrale thermique bifuel de 120 MW sur le site de la… pic.twitter.com/s5FXJssWhy
La centrale sera raccordée au réseau national de transport d’électricité à haute tension de 161 kV, afin d’injecter l’énergie produite dans le système électrique.
Le futur marché de construction couvrira la conception, la fourniture et l’installation des équipements, les essais et la mise en service de la centrale. Il comprendra également la formation du personnel et une prestation de maintenance après la réception provisoire.
Une consultation avant le lancement du marché
Avant le lancement de la procédure de sélection du futur opérateur, prévue au quatrième trimestre 2026, une session de consultation est annoncée pour le vendredi 18 septembre à Lomé. Les acteurs intéressés peuvent s’inscrire jusqu’au 14 septembre 2026.
Cette démarche vise à évaluer leur intérêt pour le projet, à recueillir leurs observations sur les principales exigences, les risques et les opportunités, et à identifier de potentiels partenaires.
Notons que le projet s’inscrit dans le cadre du Pacte national de l’énergie, adopté au titre de l’initiative Mission 300.