Lomé, le 12 septembre 2026 – L’Association Ekina a officiellement lancé, samedi 12 septembre 2026 à Lomé, le Programme « Ambassadrices Genre dans les Médias ». La rencontre, tenue au siège de l’organisation, a réuni les douze (12) journalistes sélectionnées pour la première vague de cette initiative qui s’inscrit dans le cadre du projet « Comprendre et défendre les droits des femmes dans les médias au Togo », soutenu par le Fonds Pananetugri, premier fonds féministe d’Afrique de l’Ouest.
Le Programme « Ambassadrices Genre dans les Médias » vise à accompagner les douze bénéficiaires dans la production de contenus médiatiques de qualité, sensibles au genre et fondés sur les textes juridiques relatifs à la promotion et à la protection des droits des femmes.

Selon Mme Hélène DOUBIDJI, Présidente de l’Association Ekina, cette initiative s’inscrit pleinement dans la mission de l’organisation. « L’Association Ekina s’est assignée comme mission d’œuvrer pour une juste représentation et représentativité des femmes dans les médias ainsi que pour l’égalité de genre dans la société. À travers ce programme, nous voulons promouvoir un journalisme sensible au genre au Togo et faire émerger un réseau de journalistes engagées sur les questions d’égalité femmes-hommes. Notre ambition est de constituer une communauté de professionnelles régulièrement formées, bénéficiant d’un accompagnement continu et capables d’agir au sein de leurs rédactions pour une meilleure représentation des femmes dans les contenus médiatiques », a-t-elle déclaré.

La rencontre a permis de lancer officiellement le programme et de le présenter aux premières bénéficiaires. Ces dernières ont également pris connaissance des dispositions encadrant leur participation ainsi que des engagements attendus pour assurer le bon déroulement de l’initiative.
Pour les bénéficiaires, ce programme représente une belle opportunité. « Ma sélection à ce programme me permettra d’avoir davantage d’outils pour mieux documenter mes reportages portant sur les questions de femmes », s’est réjouie Mme Yvette Sossou, journaliste à La Dépêche.
Pour sa part, Mme Sylvie KAGNIGAN du journal Le Magnan Libéré affirme : « Je suis très émue et heureuse de savoir que je suis retenue pour faire partie des 12 ambassadrices. Je dis un sincère merci à Ekina et à ses partenaires. À travers leurs conseils, leurs soutiens et leurs accompagnements, nous allons parvenir à porter haut la voix des femmes dans nos rédactions. »

Issues de différents médias, notamment de la radio, de la presse écrite et de la presse en ligne, les douze ambassadrices ont été sélectionnées à l’issue d’un atelier de formation organisé en juin 2026 sur les textes juridiques relatifs aux droits des femmes. À cette occasion, les vingt-cinq (25) journalistes participant.es avaient soumis des propositions de productions journalistiques comprenant un sujet et un plan de réalisation. Les douze sujets retenus l’ont été sur la base de leur pertinence, qualité et faisabilité dans le temps.
La cérémonie de lancement a été également une occasion pour les participantes de présenter leurs sujets respectifs ainsi que les angles de traitement envisagés. Les échanges ont permis d’affiner certains angles et de reformuler certains sujets afin de les rendre plus réalisables et conformes au calendrier du programme.
Le Programme « Ambassadrices Genre dans les Médias » a vocation à devenir une initiative permanente de mentorat, de leadership féminin et de promotion du journalisme sensible au genre au Togo. Il contribuera à constituer un vivier de femmes journalistes ressources et servira de socle à la mise en place de futures promotions d’ambassadrices.
Les bénéficiaires de cette première vague seront prioritaires pour les formations, ateliers de renforcement des capacités et autres activités d’accompagnement développés par l’Association Ekina dans le cadre de ses actions en faveur du journalisme sensible au genre.
En tant que relais au sein de leurs médias respectifs, elles sont encouragées à promouvoir une représentation plus équilibrée des femmes dans les contenus médiatiques, à valoriser davantage les voix et expertises féminines et à contribuer à une meilleure prise en compte des enjeux liés aux droits des femmes et à l’égalité de genre dans le traitement de l’information.