Le Togo va se doter d’un cadre juridique pour organiser et orienter le développement de son secteur agricole. Les députés ont adopté, le jeudi 22 octobre dernier, en première lecture, le projet de loi d’orientation agricole, qui fixe les grandes lignes du développement du secteur et du renforcement de la souveraineté alimentaire.
Le vote est intervenu lors de la quatrième séance plénière de la deuxième session ordinaire de l’année, présidée par le président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou en présence des membres du gouvernement.
Concrètement, le texte prévoit des dispositions pour améliorer les rendements agricoles, faciliter l’accès des producteurs au financement et aux marchés, et favoriser la transformation locale des produits. Il couvre également la mécanisation, l’irrigation, la recherche agricole et le renforcement des capacités des acteurs.
La loi prend par ailleurs en compte la sécurisation foncière agricole, la gestion durable des ressources naturelles et l’adaptation aux changements climatiques. Elle accorde une attention particulière à la place des jeunes et des femmes dans le développement du secteur.
Les députés ont adopté en première lecture, ce jeudi 22 octobre 2026, le projet de loi d’orientation agricole. Ce vote est intervenu lors de la quatrième séance plénière de la deuxième session ordinaire de l’année, sous la présidence de https://t.co/3vzabSUxvI.@KSKlassou,… pic.twitter.com/QgUyMmgsO6
— Assemblée Nationale Togolaise (@assnatTogo) October 23, 2026
« En adoptant ce projet de loi en première lecture, vous avez ouvert une nouvelle perspective pour l’agriculture togolaise. Vous avez affirmé qu’elle mérite une vision de long terme, un cadre cohérent et une mobilisation nationale à la hauteur des enjeux », a déclaré le ministre chargé de l’Agriculture, Antoine Lékpa Gbegbeni.
Pour sa part, le président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, a insisté sur la nécessité d’accroître la production agricole et de transformer davantage les produits localement afin de créer de la valeur ajoutée et de soutenir l’industrialisation du pays.
Le projet de loi sera transmis au Sénat pour la poursuite du processus législatif.