Au Togo, deux nouveaux lieux d’accueil et de protection des femmes et des filles victimes de violences basées sur le genre (VBG) ont ouvert leurs portes le mardi 3 novembre à Dapaong, dans la région des Savanes.
L’inauguration de ces maisons de transit ont ont eu lieu en présence de la ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Martine Moni Sankaredja.
Réalisées à l’initiative du Réseau des Femmes pour le Développement (REFED) avec l’appui de l’UNFPA et de l’association TogoVerein, ces maisons sont destinées à héberger temporairement les victimes de VBG, à les mettre en sécurité et à leur offrir un accompagnement psychologique et social. Elles contribueront également à préparer leur réinsertion et à favoriser leur autonomie.
En complément de ces deux espaces d’accueil, deux autres ouvrages ont été inaugurés sur le site du REFED : un bloc administratif et un forage. Le premier servira au fonctionnement du dispositif, tandis que le second améliorera les conditions d’hygiène et de vie des personnes accueillies.
L'UNFPA, l'association TOGOVEREIN et le REFED (Réseau des Femmes pour le Développement) ont inauguré ce mardi 3 novembre 2026 à Dapaong les deux premières maisons de transit destinées aux survivantes de violences basées sur le genre (VBG) au Togo. pic.twitter.com/x9P8lABIW0
— UNFPA Togo (@UNFPA_TOGO) November 3, 2026
La cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de la région des Savanes, Affoh Atcha-Dédji, et de la représentante résidente de l’UNFPA au Togo, Elise Kakam. À cette occasion, la ministre a mis en avant la portée de ces réalisations pour la protection des victimes, estimant qu’elles représentent « une vision, celle d’une société où chaque victime peut trouver protection, écoute, accompagnement et espoir ».
Ces maisons de transit viennent renforcer les possibilités de prise en charge des femmes et des filles confrontées aux violences dans la région.
Pour rappel, le Togo dispose de plusieurs textes juridiques encadrant la lutte contre les violences basées sur le genre et la protection des victimes. Il s’agit notamment du Code des personnes et de la famille, du Code de l’enfant et de la loi portant protection des apprenants contre les violences à caractère sexuel.