Deux semaines après son adoption par le gouvernement, le projet de budget de l’État exercice 2027 a entamé vendredi 6 novembre à Lomé, sa navette parlementaire. L’Assemblée nationale a en effet commencé l’étude en commission de ce texte.
Les travaux, ouverts par le président de l’institution, Komi Selom Klassou, ont connu la présence du ministre des finances et du budget, Essowè Georges Barcola, ainsi que d’autres membres du gouvernement.
C’est parti pour un processus d’examen au cours duquel les députés vont passer au crible les prévisions de recettes et de dépenses de l’État pour le prochain exercice. La démarche se déroulera en collaboration avec la deuxième chambre du Parlement, le Sénat, conformément aux principes du bicaméralisme.
Pour l’exercice 2027, le projet de budget s’élève à 2684,1 milliards de francs CFA, soit une baisse de 2,5 % par rapport à celui de 2026. Cette évolution s’explique notamment par la diminution des charges de trésorerie, tandis que les dépenses budgétaires progressent de 93 milliards de francs CFA.
« Nous devons aborder cet examen dans un esprit de performance, c’est-à-dire ne pas seulement demander combien l’on dépense, mais ce que l’on obtient pour chaque franc dépensé », a souligné le président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou.
Le collectif budgétaire 2026 également à l’examen
En parallèle, les députés examinent le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026. Le texte ramène le budget de l’État à 2744,2 milliards FCFA, contre 2751,5 milliards FCFA dans la loi de finances initiale, soit une diminution de 7,3 milliards FCFA. Cette révision tient compte de l’évolution du contexte économique et résulte de la baisse des comptes d’affectation spéciale.
« Les ajustements proposés traduisent la recherche d’un équilibre entre trois intérêts : poursuivre les investissements structurants, protéger le pouvoir d’achat des populations et préserver la soutenabilité des finances publiques », a précisé le ministre Georges Barcola.