Togo, malgré la « stabilité relative » de la situation du coronavirus, les
autorités ont décidé de serrer un peu les vices à l’approche des fêtes de fin d’année.
Ainsi à compter du 3 décembre 2021, l’accès aux lieux de culte sera subordonné
au passe vaccinal ou d’un test PCR datant d’au moins soixante-douze (72)
heures. Sauf que cette décision du gouvernement en riposte à la pandémie du
covid-19 n’est pas du tout du goût des leaders religieux.
La
première tentative avait échoué suite à la tôlée qu’elle avait provoqué, mais
quelques jours plus tard les lieux de culte ont fermé pour une durée d’un
mois. Cette fois-ci, la mesure est actée. Le passe vaccinal va devenir obligatoire dans les lieux de culte. La décision du gouvernement prend effet dans un peu
moins de trois semaines sur l’ensemble du territoire. Jusqu’à présent, le passe
vaccinal était obligatoire pour accéder aux administrations publiques.
En
attendant son entrée en vigueur, elle suscite des réactions de la part des
leaders religieux. Après la conférence des Evêques du Togo qui a affiché
clairement son désaccord et sa déception, c’est
le tour du Conseil Chrétien de saisir Payadowa Boukpessi. Dans une correspondance adressée au ministre de l’administration
territoriale, l’organisation dirigée par le Rév. Djakouti Mitré a fait part de
ses préoccupations et des difficultés qu’engendrera l’application d’une telle
mesure dans les églises.
La
mesure pose plusieurs questions, notamment celle de savoir qui sera chargé de
vérifier le passe ou le test à l’entrée des lieux de culte, selon les
responsables chrétiens.
La
conférence des évêques et le Conseil chrétien
demandent aux chrétiens la sérénité et la prière pour la suite.
Mais
la question qui se pose est de savoir si le gouvernement va donner avis
favorable aux demandes des religieux. Si c’est oui, à quelles conditions ?
Dans le cas contraire, que va-t-il se passer ? Les leaders religieux
vont-ils faire le choix De l’obéissance ou de sacrifice ? Avaler la pilule amère et appliquer la mesure,
ou dire non et préférer la fermeture des lieux de culte ? L’embarras du
choix va se retrouver dans les deux camps.
