responsables religieux ne veulent pas du « contrôle de pass vaccinal »
dans les lieux de culte. Ils ont réitéré leur position au ministre de
l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi, le 26 novembre dernier lors
d’une rencontre à cet effet.
A moins
de 48 heures avant son entrée en vigueur au Togo, la mesure subordonnant l’accès aux lieux de culte sur présentation
d’un pass vaccinal ou d’un test PCR datant d’au moins de 3 jours ne reçoit
toujours pas l’assentiment des leaders religieux. Dans une mise au point faite
par la Conférence des évêques du Togo (CET) ce mercredi, les prélats ont fait
part à leurs bases (fidèles chrétiens catholiques) des suites d’une dernière
rencontre sur la question entre eux et le ministre de l’administration
territoriale.
Selon
les ‘hommes de Dieu’, les discussions ont eu lieu vendredi 26 novembre dernier à
l’initiative de Payadowa Boukpessi. Durant les travaux, fait savoir la CET, les
responsables religieux, tous d’une seule voix, ont rejeté l’idée de la
présentation de pass vaccinal avant d’entrée aux lieux de culte.
» Les responsables religieux ont exprimé, de manière unanime leur désaccord au
sujet de l’obligation de présenter un pass vaccinal pour accéder aux lieux de
cultes. Ils ont par conséquent opposé un refus à l’envoi de noms de
responsables de leurs communautés respectives, qui seraient chargés du contrôle
dudit document comme demandé par le ministre », lit-on dans le communiqué signé de Mgr Benoît Alowonou,
président de la CET.
Cependant,
expliquent les évêques, « les démarches se poursuivent. » A la lumière de tout ceci, on peut dire que la balle est maintenant dans le camp du
gouvernement. Quelle suite faut-il donner à cette mesure dont l’objectif est d’endiguer
une éventuelle flambée des cas de contaminations du coronavirus, surtout en
cette période de fête de fin d’année, et face à l’inquiétude que suscite le
nouveau variant « Omicron ».
On
apprend ce soir que le B.1.1.529 a été détecté dans des pays voisins du Togo, à savoir
le Nigeria et le Ghana. Des cas retrouvés chez des passagers arrivés dans les
deux pays.
La mesure devrait entrer en vigueur le vendredi 3 décembre 2021.
