Le chef de l’État, Faure Gnassingbé a décoré ce 5 février à Kara, deux anciens Présidents africains. Ceci en marge de la commémoration du 20ème anniversaire du décès de Gnassingbé Eyadéma, ancien président du Togo.
En effet, Nicéphore Soglo du Bénin et Goukouni Oueddei du Tchad ont été élevés à la dignité de Grand-Croix de l’ordre du mérite. Signe de leur engagement et leur confiance inébranlable aux initiatives unificatrices Eyadéma, comme un bon père de famille.
Dans son discours, le ministre de l’Administration territoriale, Hodabalo Awate a salué la présence de ces hautes personnalités du continent. Une preuve de la chaleur de la fraternité et la solidarité africaine.
Il a rappelé l’héritage laissé par le Père de la Nation et son engagement pour la consolidation de la paix, l’intégration économique et des peuples. Une vision matérialisée par la création de la CEDEAO et la transformation de l’OUA) en UA

«Le Président Eyadéma était un défenseur infatigable de l’unité et de la solidarité africaine. Une position nourries à la sève des valeurs et des traditions de sa terre natale. Sa vision stratégique reposait sur l’unité politique et économique de l’Afrique. Une conviction essentielle pour contrer la marginalisation du continent» a-t-il précisé.
Ainsi, grâce à son engagement, Eyadéma a réussi plusieurs médiations dans les crises. Entre autres terrains de tension, le Libéria, la Côte d’Ivoire, la Sierra Léone, leTchad …
« Les talents de médiateur du Président Eyadéma ne sont pas un secret pour personne. Qui ne se souvient de lui en 1979 traversant le fleuve Chari à bord d’une pirogue. L’homme politique qu’il était, chérissait la paix » a -t-il déclaré.
Pour leur part, les récipiendaires ont remercié le chef de l’Etat pour cette marque d’attention. Ils ont saisi l’occasion pour saluer le charisme du Président Eyadéma. Et ont loué son sens du devoir et son attachement indéfectible à la paix et la solidarité.
Pour rappel, ces hommages s’inscrivent dans la continuité des actions visant à préserver la mémoire du Père de la Nation et à renforcer l’unité nationale et africaine. Valeurs qu’il a incarnées jusqu’à sa mort le 5 février 2005.
C’est également une volonté de perpétuer les liens avec ceux qui ont marqué l’histoire aux côtés d’Eyadéma.