Loïk Le Floch-Prigent, ex-PDG de grandes sociétés publiques françaises est décédé mercredi 16 juillet 2025 d’un cancer à 81 ans, a annoncé sa femme.
Loïk Le Floch-Prigent a ainsi été condamné en 2003 à cinq ans de prison pour abus de biens sociaux dans le volet principal de ce dossier Elf, impliquant près de 305 millions d’euros de détournements. Il avait été libéré avec trois ans d’avance en avril 2004, invoquant des raisons de santé, mais avait dû, en septembre 2010, retrouver quelques mois cette prison qu’il ne supportait pas. « Comme il a été président d’Elf, il a payé les pots cassés », estime sa veuve.
En 2012, il est arrêté en Côte d’Ivoire puis extradé au Togo, où il est placé cinq mois en détention provisoire dans une affaire d’escroquerie. Rentré en France l’année suivante, il clame son innocence. Ces dernières années, il exerçait des activités de « conseiller » dans l’industrie, son « cheval de bataille », et « jusqu’au bout, il travaillait encore », explique sa femme.
Un aperçu sur la carrière de l’homme
Directeur de cabinet du ministre de l’Industrie Pierre Dreyfus en 1981-1982, sous la première présidence de François Mitterrand, il était à la manœuvre lors des grandes privatisations d’entreprises. En 1982, il est nommé à la direction de Rhône-Poulenc, fleuron français de la chimie, qu’il quittera en 1986. Depuis Rhône-Poulenc est devenu Rhodia, avant d’être croqué par le belge Solvay. De 1989 à 1993, il est à la tête d’Elf Aquitaine, entreprise passée en 1999 dans le giron de Total, qui n’était pas encore TotalEnergies. Loïk Le Floch-Prigent a ensuite dirigé GDF entre 1993 et 1995, l’entreprise qui est devenue Engie, dans un secteur depuis ouvert à la concurrence, avant d’assurer la présidence de la SNCF entre 1995 et 1996.