Au Togo, la Police nationale fait le point sur la découverte du corps sans vie d’un jeune homme de 20 ans dans le quartier d’Agoè-Adougba, dans la commune d’Agoè-Nyivé 1.
Cela fait déjà une semaine que le drame est survenu. Le corps sans vie d’un jeune homme a été découvert dans le quartier d’Agoè-Adougba, dans la commune d’Agoè-Nyivé 1. La Police annonce qu’une enquête est en cours. Dans un entretien avec nos confrères de la Télévision nationale (TVT), la commissaire centrale d’Agoè-Nyivé, Mme le Commissaire divisionnaire de Police Koudadzé Ablavi, a indiqué que le lundi 13 juillet 2026, le corps sans vie du jeune Ouro-Kpélé Assad, âgé de 20 ans, a été découvert à Agoè-Adougba (Banlieue Nord de Lomé).
Les premiers résultats des enquêtes
« Selon les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, le jeune homme aurait été interpellé par des particuliers à la suite d’un soupçon de vol de volaille. Il aurait ensuite été conduit dans un garage avec plusieurs personnes avant d’être relâché. Son corps a été retrouvé sans vie à une centaine de mètres de cet endroit », a-t-elle relevé.
Elle a précisé qu’une enquête judiciaire a été immédiatement ouverte sous l’autorité du procureur de la République pour faire toute la lumière sur le drame.
La commissaire centrale d’Agoè-Nyivé a ainsi fait savoir que les services de la Police nationale, assistés de la Police technique et scientifique ainsi que de personnels de santé qualifiés, ont procédé aux constatations d’usage. D’après les premiers examens, aucune trace apparente de violence n’a été relevée sur le corps. En revanche, la présence d’un liquide verdâtre s’écoulant de la bouche de la victime a conduit les enquêteurs à engager des investigations médico-légales complémentaires. La qualification juridique des faits dépendra des conclusions de l’enquête.
Recherche active des principaux suspects
« Les investigations en cours visent à établir les circonstances exactes du décès et à identifier toutes les personnes susceptibles d’être impliquées », a-t-elle expliqué. Et d’ajouter que « le principal suspect cité par plusieurs témoins fait actuellement l’objet de recherches actives ».
Tout en présentant ses condoléances à la famille du défunt, la Police nationale invite la population à faire preuve de calme, de responsabilité et de civisme. Elle exhorte les citoyens à ne pas relayer d’informations non vérifiées susceptibles de perturber les investigations et rappelle que toute personne soupçonnée d’une infraction doit être remise aux forces de sécurité ou à l’autorité judiciaire, conformément à la loi.
Les personnes disposant d’informations utiles sont invitées à les communiquer aux services de police ou de gendarmerie afin de contribuer à la manifestation de la vérité.
La vindicte populaire ou la justice populaire, phénomène interdit mais encore pratiqué
Ce drame relance le débat autour d’un sujet entre temps banni de la société togolaise : la vindicte populaire ou la justice populaire (se faire justice soi-même). C’est un phénomène dont la caractéristique se présente comme suit : les foules en colère utilisent généralement des passages à tabac, des objets contondants ou le supplice du pneu enflammé pour lyncher les présumés voleurs. Les cibles principales sont souvent les individus pris en flagrant délit de vol, notamment les voleurs de motos ou de téléphones portables, voir autres encore.
Les Causes sous-jacentes de ces pratiques illégales sont liées à une profonde méfiance envers le système judiciaire, une perception de la corruption, et le sentiment que les criminels sont rapidement relâchés par la police. Conséquences, les suspects subissent des violences extrêmes pouvant aller jusqu’à la mort par immolation ou lynchage public avant l’arrivée des forces de l’ordre.
Il faut noter que La justice populaire est considérée comme un crime de sang par l’État togolais. Le Code pénal punit sévèrement l’homicide volontaire et les coups et blessures. Pour mettre fin à ce phénomène, des organisations de la société civile mènent des campagnes d’information et de sensibilisation pour inciter les populations à remettre les suspects à la police plutôt que de se faire justice.