C’est une première depuis dix ans pour un ministre français. Le chef de la diplomatie, Jean-Noël Barrot, est en visite au Togo depuis le jeudi 23 avril 2026.
En effet, ce déplacement de haut niveau intervient au moment où Lomé renforce son statut de médiateur en Afrique.
Selon les informations, dès son arrivée, Jean-Noël Barrot a été reçu par le président du Conseil, Faure Gnassingbé. Puis il s’est entretenu le lendemain matin, vendredi 24 avril, avec son homologue togolais Robert Dussey.
« Une anomalie » : c’est ainsi que Jean-Noël Barrot, en foulant le sol togolais, a qualifié la dernière décennie sans visite d’un officiel français de haut rang à Lomé.
Suite à l audience accordée à @jnbarrot , Ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères de la République française par le Président @FEGnassingbe , j ai eu une séance de travail très fructueux avec mon homologue. Nos échanges ont permis d’examiner des questions d’intérêt… pic.twitter.com/Ds5vKVcbR3
— Robert Dussey (@rdussey) April 24, 2026
Dans les déclarations faites depuis la capitale, le diplomate a placé son partenaire togolais au centre des préoccupations françaises. « Le Togo jouera un rôle important au sommet Africa Forward le mois prochain à Nairobi », a souligné Jean-Noël Barrot. « Le président Faure Gnassingbé mène une médiation très importante, dans la région des Grands Lacs en RDC, a-t-il poursuivi, de même que dans la situation du Sahel qui nous préoccupe et où le rôle du Togo est là encore très important. »
Après sa rencontre avec son homologue togolais, le ministre français des Affaires étrangères a encore insisté sur le « rôle pivot » de Lomé au Sahel, étant donné que le Togo partage la même préoccupation que Paris : le « risque terroriste ».
Il faut noter que le Togo n’a jamais caché sa proximité avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger, en froid avec la France depuis la création de l’Alliance des États du Sahel (AES). La semaine dernière, Lomé accueillait un mini-sommet avec les diplomates sahéliens.