Nikki Haley, la nouvelle ambassadrice des
Etats-Unis à l’ONU, est arrivée en poste ce vendredi 27 janvier. Dans
une très courte déclaration aux journalistes, elle a donné une idée
assez claire de ce que serait la diplomatie américaine à l’heure d’une
présidence Trump.
Tout
sourire, l’ex-gouverneure de Caroline du Sud s’est avancée dans le hall
du bâtiment des Nations unies. Réputée plus modérée que son président,
c’est pourtant un discours musclé que Nikki Haley a livré devant une presse médusée.
« C’est
un nouveau jour pour la relation entre les Etats-Unis et les Nations
unies. Vous allez voir des changements dans la façon dont nous opérons.
Il ne s’agit plus de travailler plus dur, mais plus intelligemment.
Notre but avec cette administration est de jouer un rôle aux Nations
unies. Et pour cela nous allons montrer notre force, élever notre voix,
soutenir nos alliés et nous assurer que nos alliés nous soutiennent
également », a-t-elle déclaré.
Les menaces sont d’ailleurs à peine voilées. « Ceux
qui ne nous soutiennent pas, nous notons les noms. On fera en sorte d’y
répondre comme il se doit. Mais c’est une période de force, d’action,
c’est le temps de l’efficacité. Tout ce qui marche, nous allons encore
l’améliorer. Ce qui ne fonctionne pas, on va tenter d’y remédier. Et ce
qui semble obsolète ou inutile, on va s’en débarrasser », a encore annoncé Nikki Haley.
La
rumeur court depuis plusieurs jours que Donald Trump pourrait signer un
décret réduisant la contribution financière des Etats-Unis à l’ONU,
mettant en péril un grand nombre de programmes. Le ton agressif de Nikki
Haley lors de son premier jour aux Nations unies n’a certainement pas
rassuré.
Source RFI
