Le ministre, Secrétaire général de la Présidence du Conseil, Dr Sandra Ablamba Johnson, a présidé ce jour la cérémonie de lancement du programme national de la protection sociale, notamment la composante relative aux transferts monétaires aux ménages vulnérables.
C’était en présence du Ministre de la santé, de l’hygiène publique, de la couverture sanitaire universelle et des assurances, du Ministre délégué chargé de la jeunesse et des sports, de la présidente du parlement de la CEDEAO, l’honorable Hadja Mémounatou Ibrahima, des députés à l’assemblée nationale, des sénateurs ainsi que des partenaires techniques et financiers et autres personnalités.
Le programme national de la protection sociale s’inscrit dans la politique d’inclusion du Président du Conseil pour qui « aucun Togolais ne doit être laissé au bord du chemin du développement ». Il vise à améliorer la situation socio-économique des ménages vulnérables et leur résilience aux chocs, la création de l’emploi surtout en faveur des jeunes vulnérables et le renforcement de l’autonomisation desdites populations dans un cadre de consolidation et d’innovation de la protection sociale au Togo.
Dans le cadre de la composante 1 de ce programme, 700 000 personnes sur toute l’étendue du territoire seront bénéficiaires. Ainsi, chaque ménage recevra 25 000 FCFA au titre de cette opération.
Cette initiative traduit dans les faits les orientations du discours sur l’état de la nation prononcé par Son Excellence Monsieur le Président du Conseil le 02 décembre 2025 devant le parlement réuni en congrès. En effet, le Président du Conseil a réitéré l’engagement du gouvernement à protéger les populations vulnérables, à étendre les filets sociaux et à renforcer la résilience des communautés et disait en substance :
« Notre engagement restera total pour défendre l’intégrité du territoire, protéger les populations, et renforcer la résilience des communautés… Cela signifie renforcer nos capacités de défense, protéger les populations vulnérables, étendre les filets sociaux, garantir l’accès aux soins, à l’eau, à l’énergie et à l’éducation ».
Il faut souligner que les actions du gouvernement en matière de protection sociale ne sont pas menées de manière séparée. Ainsi, le Gouvernement a adopté en conseil des ministres le 17 décembre 2025 la politique nationale de protection sociale qui permet de fédérer les actions précédentes et celles en cours dans une approche consolidée.
Cette politique vise à prévenir ou à réduire la pauvreté, la vulnérabilité et l’exclusion sociale autour de cinq axes stratégiques.
Le programme national de protection sociale objet de lancement est un instrument opérationnel aligné avec la politique susmentionnée. Ledit programme comporte trois composantes à savoir Composante 1 : Transfert Monétaire inconditionnels pour les ménages vulnérables. C’est dans le cadre de cette composante que les transferts sont effectués au profit des populations vulnérables ; Composante 2 : Emploi des jeunes en particulier ceux en situation de vulnérabilité et Composante 3 : Autonomisation économique des ménages vulnérables notamment les femmes.
Dans son allocution de lancement de ce programme, Dr Sandra Ablamba Johnson, ministre, Secrétaire général de la Présidence du Conseil, Gouverneur de la Banque mondiale pour le Togo, s’est félicitée de la mise en œuvre effective du programme qui traduit une fois encore l’engagement du Président du Conseil en faveur de l’inclusion sociale et économique des populations togolaises.
“Je voudrais saisir cette circonstance pour rendre un déférent hommage au Président du Conseil, Son Excellence Monsieur Faure Gnassingbé pour son leadership affirmé dans les actions de lutte contre la pauvreté et sa politique d’inclusion sociale et économique des laborieuses populations togolaises.”
Pour la ministre Sandra Ablamba Johnson, le programme lancé ce jour “s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation d’instruments modernes de protection sociale, ciblés et adaptés aux réalités togolaises, capables d’offrir un filet de sécurité immédiat aux plus vulnérables, tout en stimulant la consommation, l’activité économique locale et la dignité de nos concitoyens.
Ainsi, les transferts seront effectués via des canaux sécurisés et accessibles à tous, notamment le mobile money.”
Elle a exhorté tous les acteurs impliqués à faire en sorte que les fonds atteignent effectivement les bénéficiaires en toute sécurité et avec dignité. Elle a enfin remercié les partenaires techniques et financiers pour les soutiens multiformes qu’ils apportent à notre pays.
Les bénéficiaires ont, à travers leur porte-parole, exprimé leur reconnaissance au Président du Conseil pour ce geste de solidarité qui leur permet de sortir de la précarité.
-Annexe-
QUELQUES MECANISMES ET REFORMES PHARES DANS LE DOMAINE DE LA PROTECTION SOCIALE
En rappel, en matière de la protection sociale, plusieurs instruments ont été opérationnalisés par le gouvernement sous l’impulsion du Président du Conseil parmi lesquels :
- l’assurance maladie universelle (AMU) avec plus de 4,4 millions de personnes couvertes et depuis le 23 octobre dernier, l’ouverture de la couverture AMU à 3 millions de travailleurs non-salariés œuvrant dans l’informel,
- le programme School AMU,
- le programme de cantines scolaires à travers la fourniture gratuite de 41 millions de repas chauds à 219 762 écoliers,
- la distribution gratuite des kits scolaires à plus de 100 000 filles au titre de la rentrée scolaire 2025-2026,
- le programme WEZOU qui a permis d’offrir plus de 4 millions de prestations couvertes pour la prise en charge quasi-gratuite des femmes enceintes,
- la mise à disposition de crédits intrants d’une valeur de 8,7 milliards FCFA au profit des producteurs,
- l’octroi de crédits d’un montant total de 117,2 milliards FCFA à près de 2 millions de bénéficiaires à travers les mécanismes du Fonds national de la finance inclusive (FNFI),
- le projet de filets sociaux et services de base (FSB) ainsi que
- le programme de revenu universel de solidarité (Novissi).
En outre, des progrès significatifs ont été enregistrés dans l’accès des populations aux services de base :
- Environ 83% de la population ont accès à une source d’eau améliorée tandis que l’accès à l’électricité s’établit à 75,6% ;
- Dans le secteur de l’éducation, la parité est atteinte au niveau du primaire ;
- Pour ce qui concerne la santé, le taux d’accessibilité géographique aux soins de santé atteint 90,7% et la mortalité infantile a enregistré une réduction remarquable de près de 50%, passant de 124 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2010 à 58 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2022.
Grâce à ces initiatives, une amélioration significative des indicateurs socioéconomiques a été observée au Togo. En effet, sur le plan non monétaire, environ 28,9% des ménages étaient pauvres de façon multidimensionnelle en 2021, contre 37,1% en 2018, soit une baisse de 8,2 points malgré l’impact significatif de la pandémie de Covid-19. Par ailleurs, le Togo est passé pour la première fois de son histoire de la catégorie des pays à indice de développement humain (IDH) « faible » à celui des pays à IDH « moyen ».