L’hépatite
est une inflammation du foie due à un virus. Elle touche plus de deux milliards
de personnes dans le monde et est 100
fois plus contagieuse que le VIH. Aujourd’hui les chiffres fournis par l’OMS
font état de plus de 240 000 000 de personnes souffrant d’une
infection chronique alors que chaque année, plus de 780 000 personnes
meurent des suites d’une infection
notamment la cirrhose ou cancer du foie (4 000 morts par jour en
2015).
est une inflammation du foie due à un virus. Elle touche plus de deux milliards
de personnes dans le monde et est 100
fois plus contagieuse que le VIH. Aujourd’hui les chiffres fournis par l’OMS
font état de plus de 240 000 000 de personnes souffrant d’une
infection chronique alors que chaque année, plus de 780 000 personnes
meurent des suites d’une infection
notamment la cirrhose ou cancer du foie (4 000 morts par jour en
2015).
Selon
une enquête menée par l’Association Sauvons l’Afrique des Hépatites (ASADH),
10% et 2% de la population de Lomé est affectée
respectivement par les hépatites B et C. Cette enquête révèle également
que la prévalence de l’hépatite B et C
augmente de jour en jour dans la capitale mais rien n’est fait pour l’éradiquer
or l’OMS l’a classé parmi les « quatre priorités de santé publique » et
qui demeure pour le personnel de la santé un risque professionnel.
une enquête menée par l’Association Sauvons l’Afrique des Hépatites (ASADH),
10% et 2% de la population de Lomé est affectée
respectivement par les hépatites B et C. Cette enquête révèle également
que la prévalence de l’hépatite B et C
augmente de jour en jour dans la capitale mais rien n’est fait pour l’éradiquer
or l’OMS l’a classé parmi les « quatre priorités de santé publique » et
qui demeure pour le personnel de la santé un risque professionnel.
L’hépatite
à virus VHB, l’hépatite B, est une maladie pratiquement ignorée ou méconnue de
la population mais qui fait tant de victimes sans distinction aucune. On trouve
cette maladie sur tous les continents mais ces derniers temps l’Afrique
subsaharienne fait partie des zones les plus affectées.
à virus VHB, l’hépatite B, est une maladie pratiquement ignorée ou méconnue de
la population mais qui fait tant de victimes sans distinction aucune. On trouve
cette maladie sur tous les continents mais ces derniers temps l’Afrique
subsaharienne fait partie des zones les plus affectées.
Dans
ce dossier nous feront mention des facteurs favorables à la maladie, les voies de transmission, les symptômes et
manifestation, le dépistage, les moyens de prévention et les traitements
appropriés
ce dossier nous feront mention des facteurs favorables à la maladie, les voies de transmission, les symptômes et
manifestation, le dépistage, les moyens de prévention et les traitements
appropriés
Modes de Transmission
Le
virus de l’hépatite B peut survivre en
dehors du corps pendant au moins 7 jours et au cours de ce laps de temps il est
encore susceptible de provoquer une
infection s’il pénètre dans l’organisme d’une personne non protégée par la
vaccination.
virus de l’hépatite B peut survivre en
dehors du corps pendant au moins 7 jours et au cours de ce laps de temps il est
encore susceptible de provoquer une
infection s’il pénètre dans l’organisme d’une personne non protégée par la
vaccination.
L’hépatite
B se transmet de diverses manières :
B se transmet de diverses manières :
–
Transmission verticale (de la mère à
l’enfant) ;
Transmission verticale (de la mère à
l’enfant) ;
–
Transmission par transfusions sanguines
ou de produits sanguins ;
Transmission par transfusions sanguines
ou de produits sanguins ;
–
Transmission iatrogène par matériel non
stérilisé (chirurgie, soins dentaires, mésothérapie etc.) ;
Transmission iatrogène par matériel non
stérilisé (chirurgie, soins dentaires, mésothérapie etc.) ;
–
Transmission par voies sexuelles ;
Transmission par voies sexuelles ;
–
Transmission par toxicomanie
intraveineuse, tatouage, piercing.
Transmission par toxicomanie
intraveineuse, tatouage, piercing.
Symptômes
Une fois contaminée, il
faut attendre une période dite d’incubation pour se rendre compte si la
personne infectée développe la maladie ou pas. Cette période
varie de 45 à 180 jours, mais la moyenne est de 60 à 90 jours, la durée
pouvant augmenter ou diminuer selon la gravité de l’infection.
faut attendre une période dite d’incubation pour se rendre compte si la
personne infectée développe la maladie ou pas. Cette période
varie de 45 à 180 jours, mais la moyenne est de 60 à 90 jours, la durée
pouvant augmenter ou diminuer selon la gravité de l’infection.
Une fois la période
d’incubation passée, si le sujet manifeste la maladie, cela sera caractérisé
par des signes qui vont durer plusieurs semaines. On remarquera entre
autre :
d’incubation passée, si le sujet manifeste la maladie, cela sera caractérisé
par des signes qui vont durer plusieurs semaines. On remarquera entre
autre :
–
Un jaunissement de la peau et des yeux (ictère)
Un jaunissement de la peau et des yeux (ictère)
–
Une coloration sombre des urines
Une coloration sombre des urines
–
Une fatigue extrême
Une fatigue extrême
–
Des
nausées, des vomissements
Des
nausées, des vomissements
–
Des
douleurs abdominales
Des
douleurs abdominales
Les personnes les plus exposées
_
80 à 90 % des nourrissons infectés au cours de la première année de vie
80 à 90 % des nourrissons infectés au cours de la première année de vie
_
30 à 50% des enfants infectés entre un et quatre ans seront atteints d’une
infection chronique
30 à 50% des enfants infectés entre un et quatre ans seront atteints d’une
infection chronique
_
Moins de 5% des adultes
Moins de 5% des adultes
_
20 à 30% des adultes infectés de manière
chronique présenteront une cirrhose et
ou un cancer du foie.
20 à 30% des adultes infectés de manière
chronique présenteront une cirrhose et
ou un cancer du foie.
Répartition géographique de l’infection sur le globe
_
L’Afrique subsaharienne, l’Asie de l’est, le Bassin amazonien, la zone
méditerranéenne, l’Europe centrale et orientale sont les zones qui ont un fort
taux de prévalence estimé entre 5 et 10 % de population adultes chroniquement
infectées.
L’Afrique subsaharienne, l’Asie de l’est, le Bassin amazonien, la zone
méditerranéenne, l’Europe centrale et orientale sont les zones qui ont un fort
taux de prévalence estimé entre 5 et 10 % de population adultes chroniquement
infectées.
_ Le Moyen orient et
l’Inde se retrouvent pratiquement avec 2 à 5%
l’Inde se retrouvent pratiquement avec 2 à 5%
_
Tandis que l’Europe occidentale et l’Amérique du nord s’en sort avec 1%
d’infection.
Tandis que l’Europe occidentale et l’Amérique du nord s’en sort avec 1%
d’infection.
Evolution
de l’hépatite B de l’infection jusqu’au stade terminal
de l’hépatite B de l’infection jusqu’au stade terminal
Dans plus de 80% des
cas, les personnes adultes atteintes par le virus de l’hépatite B vont guérir
naturellement sans développer aucun signe de la maladie. Environ 10% des
personnes atteintes vont développer une hépatite aiguë et pour les 10% restant
l’infection va évoluer vers une chronicité
cas, les personnes adultes atteintes par le virus de l’hépatite B vont guérir
naturellement sans développer aucun signe de la maladie. Environ 10% des
personnes atteintes vont développer une hépatite aiguë et pour les 10% restant
l’infection va évoluer vers une chronicité
1.
L’hépatite aiguë
L’hépatite aiguë
Cette forme de la
maladie est peu fréquente. Après une période d’incubation de 10 semaines en
moyenne, suivie d’une phase pré ictérique de 7 jours environ, survient la phase
ictérique. Biologiquement on observe alors une augmentation importante des
transaminases sériques. Le taux de prothrombine est normale ou modérément
abaissé, en tout cas toujours supérieur à 50 % en l’absence d’évolution sévère.
L’hépatite aiguë est due à la réponse du système immunitaire face à
l’envahissement des hépatocytes. Elle ne nécessite en général aucun traitement
s’il n’y a pas de complication et les symptômes disparaissent au bout d’un
certain temps.
maladie est peu fréquente. Après une période d’incubation de 10 semaines en
moyenne, suivie d’une phase pré ictérique de 7 jours environ, survient la phase
ictérique. Biologiquement on observe alors une augmentation importante des
transaminases sériques. Le taux de prothrombine est normale ou modérément
abaissé, en tout cas toujours supérieur à 50 % en l’absence d’évolution sévère.
L’hépatite aiguë est due à la réponse du système immunitaire face à
l’envahissement des hépatocytes. Elle ne nécessite en général aucun traitement
s’il n’y a pas de complication et les symptômes disparaissent au bout d’un
certain temps.
o
L’hépatite fulminante.
L’hépatite fulminante.
C’est
une nécrose massive du foie due à une réponse exagérée du système immunitaire
face à l’envahissement des hépatocytes par le virus. Cette forme de la maladie
apparaît dans 1% des cas d’hépatite aiguë. L’hépatite fulminante entraîne une
mortalité à brève échéance dans plus de 80% des cas, seule une transplantation
urgente du foie permet de sauver le malade. Elle est marquée biologiquement par
un taux de prothrombine inférieur à 50 %, associé à une encéphalopathie
hépatique.
une nécrose massive du foie due à une réponse exagérée du système immunitaire
face à l’envahissement des hépatocytes par le virus. Cette forme de la maladie
apparaît dans 1% des cas d’hépatite aiguë. L’hépatite fulminante entraîne une
mortalité à brève échéance dans plus de 80% des cas, seule une transplantation
urgente du foie permet de sauver le malade. Elle est marquée biologiquement par
un taux de prothrombine inférieur à 50 %, associé à une encéphalopathie
hépatique.
2.
L’hépatite chronique
L’hépatite chronique
Elle est définie par un
portage d’antigène HBs supérieur à 6 mois après l’épisode d’hépatite aiguë.
L’infection se présente sous des formes variables, allant du portage
asymptomatique; de l’antigène HBs à l’hépatite chronique, la cirrhose, voire le
carcinome hépatocellulaire.
portage d’antigène HBs supérieur à 6 mois après l’épisode d’hépatite aiguë.
L’infection se présente sous des formes variables, allant du portage
asymptomatique; de l’antigène HBs à l’hépatite chronique, la cirrhose, voire le
carcinome hépatocellulaire.
o
Le Portage chronique
asymptomatique
Le Portage chronique
asymptomatique
Un tiers des porteurs
chroniques sont des porteurs asymptomatiques leurs transaminases sont normales.
Ils peuvent vivre plusieurs années avec la maladie sans qu’elle ne se
déclenche.
chroniques sont des porteurs asymptomatiques leurs transaminases sont normales.
Ils peuvent vivre plusieurs années avec la maladie sans qu’elle ne se
déclenche.
o
L’hépatite chronique active
L’hépatite chronique active
Deux tiers des patients
porteurs de l’antigène HBs vont développer des lésions d’hépatite chronique.
L’évolution se fait schématiquement selon trois phases de durées variables. La
première phase qui dure de quelques mois à quelques années est une phase de
tolérance immunitaire. Elle est marquée par une multiplication active du virus
avec un taux d’ADN sérique élevé et la présence d’antigène HBs dans le sérum.
La deuxième phase est caractérisée par une flambée de la réponse immunitaire
qui se traduit par la lyse des hépatocytes infectés par l’action des
lymphocytes T cytotoxiques et des Natural Killers. L’ictère et l’élévation des
transaminases sont donc liés à la destruction des hépatocytes infectés.
porteurs de l’antigène HBs vont développer des lésions d’hépatite chronique.
L’évolution se fait schématiquement selon trois phases de durées variables. La
première phase qui dure de quelques mois à quelques années est une phase de
tolérance immunitaire. Elle est marquée par une multiplication active du virus
avec un taux d’ADN sérique élevé et la présence d’antigène HBs dans le sérum.
La deuxième phase est caractérisée par une flambée de la réponse immunitaire
qui se traduit par la lyse des hépatocytes infectés par l’action des
lymphocytes T cytotoxiques et des Natural Killers. L’ictère et l’élévation des
transaminases sont donc liés à la destruction des hépatocytes infectés.
·
La cirrhose
La cirrhose
Environ 20 % à 25 % de
toutes les hépatites chroniques évoluent vers la cirrhose si le traitement
n’agit pas pleinement ou s’il n’est pas respecté. L’état cirrhotique correspond
à une multiplication excessive des cicatrices qui se sont formées à la suite
des agressions répétées contre le foie (virales, alcool, etc.). Ces « barrières
fibreuses » finissent par entraver la libre circulation du sang dans l’organe.
On observe une augmentation du volume du foie dont les bords deviennent
tranchants et des signes d’hypertension portale.
toutes les hépatites chroniques évoluent vers la cirrhose si le traitement
n’agit pas pleinement ou s’il n’est pas respecté. L’état cirrhotique correspond
à une multiplication excessive des cicatrices qui se sont formées à la suite
des agressions répétées contre le foie (virales, alcool, etc.). Ces « barrières
fibreuses » finissent par entraver la libre circulation du sang dans l’organe.
On observe une augmentation du volume du foie dont les bords deviennent
tranchants et des signes d’hypertension portale.
·
Le cancer du foie
Le cancer du foie
C’est la complication
ultime d’une cirrhose. Précisons cependant qu’un cancer du foie peut aussi
résulter d’une cause extra hépatique (intoxications, aflatoxines) ou tout
simplement être secondaire à un cancer localisé dans un autre organe. Le cancer
du foie est une tumeur des cellules du parenchyme du foie. Le cancer du foie dû
à l’hépatite B concerne environ 15% des cas de cancer
ultime d’une cirrhose. Précisons cependant qu’un cancer du foie peut aussi
résulter d’une cause extra hépatique (intoxications, aflatoxines) ou tout
simplement être secondaire à un cancer localisé dans un autre organe. Le cancer
du foie est une tumeur des cellules du parenchyme du foie. Le cancer du foie dû
à l’hépatite B concerne environ 15% des cas de cancer
·
L’hépato carcinome ou
hépatome.
L’hépato carcinome ou
hépatome.
Il s’agit de la plus
fréquente des tumeurs hépatiques. Elle se développe à la place des cellules du
parenchyme hépatique qui ont une capacité de sécrétion. Il s’agit de tumeurs
bénignes (adénome solitaire bénin de Cathala) soit malignes (hépato carcinome,
adénocarcinome, adénocancer hépatique, épithélioma ou carcinome
hépatocellulaire) le plus souvent secondaires à une cirrhose hépatique. Le
patient présente alors une augmentation de volume du foie de façon isolée
s’accompagnant de douleurs.
fréquente des tumeurs hépatiques. Elle se développe à la place des cellules du
parenchyme hépatique qui ont une capacité de sécrétion. Il s’agit de tumeurs
bénignes (adénome solitaire bénin de Cathala) soit malignes (hépato carcinome,
adénocarcinome, adénocancer hépatique, épithélioma ou carcinome
hépatocellulaire) le plus souvent secondaires à une cirrhose hépatique. Le
patient présente alors une augmentation de volume du foie de façon isolée
s’accompagnant de douleurs.
