Soins de fin de vie, suicide assisté, modification
des gênes, enfant sous assistance médicale, propriété du corps humain,
etc., il y a autant de progrès techniques que d’avis sur les nouvelles
façons d’envisager la santé. La première journée citoyenne des Etats
généraux de bioéthique s’ouvre ce samedi 17 février à Rennes. Le
président Macron avait lui-même lancé cette consultation nationale le 18
janvier dernier. Depuis, les questions sont arrivées en masse… La
Bretagne inaugure donc cette série de débats qui auront lieu dans toute
la France. Y sont conviées toutes les personnes intéressées par le
sujet. Et pas que les spécialistes.
arrive, c’est déjà pour la Bretagne un succès fou ! Près de 3 000
questions ou remarques sont arrivées jusqu’aux organisateurs. Et les
Bretons sont à l’image des Français, les deux sujets qui les préoccupent
le plus sont la fin de vie et la procréation médicalement assistée ! Et
pour Karine Lefeuvre, membre du Comité de Consultation bioéthique
qui va diriger cette première journée de débats, cet intérêt pour les
progrès médicaux permettra de modifier la loi en répondant aux attentes.
« Il y a tout une série de thématiques, indique-t-elle, qui concerne davantage les avancés en matière de médecine :
génétique, les transplantations d’organes, les données de santé,
l’intelligence artificielle. Enfin toutes ces questions-là, à chaque
fois en fait, on a pris le parti de faire remonter les questionnements,
l’état d’esprit des français. Ça va venir nourrir la réflexion
parlementaire, qui en suite permettra d’élaborer la loi. »
Les
autres journées citoyennes vont s’étaler tout au long de l’année.
Chaque région de France aura ses thématiques. La loi devrait être
modifiée en décembre 2018.
