L’association Elina et le magazine Ekinamag ont, avec l’appui du Fonds Pananetugri, organisé un atelier de formation à l’intension de 25 professionnels des medias. Majoritairement des femmes, ils ont été outillés sur les droits des femmes et le niveau d’applicabilité des textes internationaux que le Togo a ratifié en la matière.
La cérémonie d’ouverture de l’atelier a enregistré la présence de représentants des ministères en charge de la Communication et du genre, du secrétaire général de la Haute autorité de la régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC), du président de l’Observatoire togolais des médias (OTM), ainsi que de plusieurs responsables d’organisations professionnelles de presse.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet « Comprendre et défendre les droits des femmes dans les médias au Togo ». L’initiative ambitionne faire émerger une génération de journalistes sensibles au genre dans le pays.
Entre autre thématiques abordées : les cadres juridiques nationaux, régionaux et internationaux relatifs aux droits des femmes, afin d’améliorer durablement le traitement médiatique de ces questions au Togo; les concepts fondamentaux liés aux droits des femmes et à l’égalité de genre, le cadre juridique national de protection des droits des femmes au Togo, les instruments régionaux et internationaux de promotion de leurs droits, dont le Protocole de Maputo, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF/CEDAW), la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité, ainsi que l’Objectif de développement durable n°5 consacré à l’égalité entre les sexes.
Dans la pratique, la formation a permis aux participants d’approfondir leur compréhension des enjeux liés au genre et de renforcer leurs compétences professionnelles.

Les différentes sessions ont été animées par des experts reconnus, notamment André Kangni AFANOU, coordonnateur Afrique du Centre pour les droits civils et politiques (CCPR) et président du CDFDH, Andréa AZIABOU, chargée de programme à WiLDAF-AO, ainsi que Joseph ATCHALI, juriste au ministère de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la Femme.

« L’Association Ekina entend poursuivre son engagement à travers le programme « Ambassadrices Genre dans les médias ». Celui-ci permettra de sélectionner douze femmes journalistes parmi les participantes afin de bénéficier d’un accompagnement renforcé. En amont, les candidates ont soumis des propositions de sujets sensibles au genre, comprenant notamment la problématique, les angles de traitement envisagés et les personnes ressources à interviewer », a martelé Hélène Doudidji, Présidente de l’association Ekina.