Le Niger et le Burkina Faso, ont annoncé lundi leur retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
En effet, cette décision une nouvelle affirmation de leur politique de souveraineté, surtout à l’égard de la France.
« Le gouvernement nigérien a décidé souverainement du retrait du Niger de l’Organisation internationale de la Francophonie », a écrit le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Laouali Labo, dans une lettre adressée aux ambassadeurs du pays.
« C’est une décision qu’on déplore mais qu’on respecte », a réagi l’OIF. Celle-ci considère peut-être être un dommage collatéral d’une situation géopolitique qui la dépasse ».
Le Niger avait été suspendu de l’organisation quelques mois après le coup d’État, qui avait renversé en juillet 2023 le président élu Mohamed Bazoum.
L’OIF avait exigé un retour rapide à l’ordre constitutionnel et la libération de Mohamed Bazoum, séquestré depuis le coup avec son épouse dans le palais présidentiel.
En réponse, les autorités nigériennes avaient annoncé suspendre leur coopération avec l’OIF, présidée par la Rwandaise Louise Mushikiwabo.
Le pays compte 13 % de francophones, soit un peu plus de 3 millions d’habitants.
« Le Burkina Faso a déjà annoncé une démarche similaire », a ajouté Mme Vande Weghe. Ce retrait, confirmé par d’autres sources, n’a pas été officiellement annoncé par les autorités burkinabè.