Le
Togo vient de bénéficier d’une enveloppe de 10 millions d’euros (6,5 milliards
FCFA) de la République Fédérale d’Allemagne, à
travers la banque de développement (KFW). Ce don est destiné au financement de
la 3ème phase du Projet d’appui aux pistes rurales (PAPR).
L’accord
d’entente a été signé jeudi 24 septembre 2020, entre le ministre de l’Économie
et des Finances, Sani Yaya et l’Ambassadeur d’Allemagne au Togo, Mathias Veltin
en présence du Directeur régional de la KfW, Günter Roos et du ministre en
charge de l’Agriculture, Koutéra Bataka.
Cet
accompagnement (qui vient s’ajouter à ceux déjà effectués par l’Agence
Française de Développement notamment) de la KfW permettra au gouvernement de
poursuivre la réhabilitation et le traçage de 314,3 km de pistes rurales. Il permettra
d’élargir le programme aux autres secteurs de productions agricoles en
contribuant au désenclavement de certaines zones. Dans cette optique, les
pistes situées en zones de production de coton, café ou cacao devraient être
particulièrement visées.
«
Les pistes rurales jouent un rôle crucial dans la réduction du seuil minimum de
pauvreté des populations rurales, à travers le désenclavement des zones de
production et la libre circulation des biens et des personnes », a, à ce titre,
rappelé Sani Yaya lors de la cérémonie.
Pour
le Directeur de la KfW, Günter Roos, le PAPR mis en œuvre dans l’ensemble des
cinq régions du pays contribue au désenclavement des zones à forte potentielle
agricole, et facilite la collecte et l’acheminement des produits agricoles.
«
En plus de la réhabilitation des pistes, ce programme contribue à la mise en
œuvre de la politique nationale d’entretien des pistes rurales et au
renforcement des capacités institutionnelles des acteurs. C’est un programme
qui est complémentaire aux interventions de la coopération technique de la GIZ
dont les points prioritaires sont l’agriculture et le dépeuplement rural »,
a-t-il ajouté.
Le
coût total du financement du PAPR est de 23 milliards de francs CFA. Sur ce
montant, la KfW et l’Agence Française de Développement apportent
respectivement, 11,2 milliards de francs CFA et 6,6 milliards de francs CFA.
L’Etat togolais injecte pour sa part 5 milliards de francs CFA.
Si
plus de 2500 pistes ont été réhabilitées entre 2016 et 2018, le Togo veut
franchir un nouveau cap dans ce domaine, en vue de faciliter l’émergence rapide
de pôles régionaux générateurs de croissance
