Ces derniers jours, la situation sociopolitique au Togo est marquée par une tension sociale impulsée par certains citoyens sur les réseaux sociaux contre le pouvoir en place. Après les manifestations des 5 et 6 juin derniers, un appel à une autre manifestation d’envergure cible les dates de 25 et 26 juin prochains. Face aux risques de dérapage, 10 chefs traditionnels d’Adakpame ont annoncé ce lundi, lors d’une grande rencontre organisée dans le canton de Bè, ne plus tolérer aucune marche de protestation illégales dans leur ressort territorial.
Les 5 et 6 juin derniers, certains quartiers ont connu, à la suite d’un appel à manifestation sociale par les influenceurs (jeunes et des militants de la société civile) sur les réseaux sociaux pour protester contre la vie chère, les arrestations de voix critiques du pouvoir et l’avènement de la 5ème République.

Il en ressort des faits que les quartiers d’Adakpamé (Adakpamé, Anfamé, kpota, kpota colas,) ont été une fois encore le terrain de théâtre des courses poursuites entre les jeunes manifestants et les forces de sécurité, du lancement de gaz lacrymogènes, des bastonnades et des arrestations.
Cette situation a suscité la colère du côté des chefs traditionnels de ladite localité et les a amené à initier cette rencontre du 17 juin, a indiqué Togbui Lanklivi Adikou 1er lors d son intervention.

« D’une même voix, les garants des us et coutumes ont porté a la connaissance de la grande foule mobilisée pour la circonstance qu’une cellule de veille est mise mis en place. Cette cellule se fera assister par les forces de sécurité pour appréhender d’éventuel fraudeur à la loi », a ajouté Togbui Lanklivi Adikou 1er.
Les chef traditionnels ont tour à tour invité les jeunes à un changement de paradigme en les exhortant à une maîtrise de soi face aux messages des déstabilisateurs et les ennemis de la république.